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Les bons plans du backpacker.

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Les bons plans du backpacker.

 

Les voyageurs sont nombreux sur les routes du monde. Entre amis, en couple mais aussi beaucoup en solo.

Dans chaque bar, au détour de chaque rizière ou directement sur la plage, les rencontres sont si faciles.

Et les échanges tout autant.

Lorsqu’on voyage solo, on recherche souvent l’authenticité. Le lieu un peu secret et préservé connu de seulement quelques âmes.

L’excellente bouffe vraiment locale. La vue imprenable et surtout vide de tout troupeau de touristes sur ce « nouveau monde » qui s’offre à nous.

En cherchant à fuir la cohue, on a tendance à vouloir s’aventurer hors des sentiers battus.

Seulement voila, une super bonne idée de départ peut parfois se révéler être un bon gros plan loose.

Heureusement, grâce à toute cette troupe d’explorateurs modernes, les bons plans circulent. Et faire partie de cette communauté, c’est aussi passer le mot, s’échanger les combines et bonnes adresses.
Aussi, même si l’on est pas à l’abri d’une soudaine idée de génie, attention quand même à ne pas s’embarquer dans un bon plan tout compte fait bien pourri.

Quelques exemples ?

Le vol pas cher.

Quand on envisage un voyage loin et long, la question du budget a tendance à nous sauter au visage assez vite.
Partir c’est bien. Pouvoir se loger et se nourrir sur place c’est mieux. Aussi se voit-on tenté de booker ces vols super discount, souvent longs, avec multiples escales, décollage aux aurores. « Peu importe », me suis-je dit. « Je dormirai dans l’aéroport pour économiser la nuit d’hôtel » ou encore « 10 heures d’escales ce n’est pas si long ».
Et puis économiser 200 balles sur son vol Paris-Bombay, c’est franchement tentant.

Est ce vraiment un bon plan ?
Evidemment, mais quelques détails restent tout de même à considérer.
Dormir à l’aéroport peut s’avérer être une merveilleuse aventure, tant que le dit-aéroport n’est pas celui de Barajas ou Singapore. Leurs installations anti-hobo* consistant en d’énormes accoudoirs en métal entre chaque siège qui peuvent, après 14 heures de vol sans sommeil, n’être ni plus ni moins que de la torture. Malheureux celui qui projetait de piquer un petit somme et comptait sur un minimum de confort sur les sièges de la salle de transit.

Dormir à même le carrelage c’est bof. Se faire faire les poches pendant qu’on roupille, pareil.

Et à moins d’être agrippé à son backpack comme une moule à son rocher, c’est hélas un risque qu’il faut courir. On pourra quand même planquer passeport, argent et autres choses de valeurs dans ses sous-vêtements. Testé et approuvé !

Booker un vol Wellington – Bangkok super cheap et penser avoir fait l’affaire du siècle pour finalement se trouver sans couverture/divertissement/nourriture pendant 14 heures parce qu’on a vraiment payé pour le minimum syndical, ça peut refroidir.

Sachez donc bien ce que vous acheter…

Bus local au Laos. Vientiane – Ban Keun. 2015

 

Encore plus d’économies ?

Choisissez des moyens de transports alternatifs.. bateau, train et bus se révèlent certes beaucoup plus longs, mais comme on dit, l’important c’est le voyage, pas la destination. Ne pas négliger non plus les transports « locaux », souvent de petits vans qui ne peuvent se trouver que sur les indications de quelqu’un qui l’a déjà pris, ne partent pas à des heures précises et peuvent accueillir un nombre surprenant de passagers et bagages en tout genre. Les souvenirs que vous y créerez seront vraiment inoubliables.

Vélos colorés à louer.
Nuit en train. Malaisie. Hua Hin – Georgetown.

 

Le dortoir.

Ce qui explose tout autant le budget, c’est bien sur le logement. Ça dépend où me direz-vous. Mais tout de même, un hôtel à Bangkok, pour peu qu’on le veuille pas trop loin de Kao San Road, dans un quartier pas trop craignos et ça peut grimper vite. Sans bestioles, propre si possible, des exigences de base qui peuvent parfois nous coûter cher.
Le moins coûteux reste le dortoir. De 4 à 30 personnes par chambre, le dortoir est un endroit charmant, convivial et pas cher.

 

Est ce vraiment un bon plan ?
Carrément ! Alors bien sur l’intimité est plutôt restreinte, quoiqu’il n’y ai pas de miracle qu’un petit paréo suspendu au cadre de lit du dessus ne puisse accomplir.
Certains ronflements parfois, des camarades de chambrée rentrant bourrés au mieux, vomitos au pire. Mais c’est rare. Souvent c’est plutôt du respect, des rencontres, des bons plans échangés, et des sacrées économies. Hostelworld.com est la plateforme rêvée pour se trouver une chambrée sympa et à bon prix.
Encore plus d’économies ? Tentez le woofing ou le couchsurfing. Un bon pied à terre et un premier contact créé par l’intermédiaire de l’un ou de l’autre peut faciliter la vie et vraiment nous aider à mettre le pied à l’étrier. En Nouvelle-Zélande, Hal et sa petite famille, mes hôtes en woofing chez qui je réalisais des bricoles dans leurs vergers, ont été jusqu’à me prêter leur voiture pour que je puisse aller m’acheter mon van. Ils remplissaient chaque semaine mon mini frigo de délicieux produits locaux et de fruits et légumes du jardin.

En Indonésie, Kiki, ma merveilleuse hôtesse javanaise de 20 ans est venue me chercher en scooter à l’aéroport et m’a accueillie chez elle pendant quelques jours. Elle m’a emmené en balade dans les montagnes, m’a présenté à tous ses amis et sa famille, m’a fait visiter sa fac, son café préféré et m’a conseillé sur les transports, les lieux sympas, le vocabulaire culinaire.

Authenticité et bons souvenirs garantis.

Chez Kiki, Java. Indonesia.
Quelques nuits de Couchsurfing chez Kiki. Java. Indonesia.

Le boui-boui.

La gastronomie étrangère peut se révéler déroutante. Surtout lorsqu’on ne comprend pas la langue et que l’on ne parvient pas à se faire comprendre.
Certains seront donc tentés de préférer des établissements « occidentalisés » où on sait à quoi l’on s’engage.
Ils proposent des plats locaux adaptés aux goûts occidentaux, pas trop épicés, et un assortiment de plats carrément occidentaux, si sait-on jamais une plâtrée de pâtes nous faisait très envie.
Ils n’hésitent pas non plus à charger l’addition.
Alors que le boui-boui qui ne paye pas de mine lui, il pratiquera des prix défiant toute concurrence.

Mon plat thai préféré. Commandé – en thaï – chaque semaine au ptit resto local du bout de la rue. Tha Mai Ruak. Thailand. 2014

Est ce que c’est vraiment un bon plan ?

Sans aucun doute, et c’est bien la maman de DECOnnexion qui vous le dira, puisque c’est elle qui m’a appris cette leçon – la cuisine locale ne sera jamais meilleure que dans le boui-boui au coin de la rue. Au Laos, j’ai pu goûté dans un minuscule snack à de succulentes brochettes de riz dont la cuisine reste encore à ce jour un mystère, et que je n’ai pu retrouvé nulle part ailleurs. Au village à Tha Mai Ruak, mes amis thaï m’ont fait découvrir nombres de spécialités, comme le barbecue thaï et m’ont même appris quelques une de leurs recettes.
Des recettes de famille, et des cuisiniers ravis de voir pointer votre nez et qui savent rire discrètement – ou pas – lorsque les épices y montent (au nez). Et encore là une véritable source à bons plans.

Délices de brochettes de riz. Trouvés dans la rue au Laos. Ban Keun. 2014
Thai barbecue au boui-boui du village. Tha Mai Ruak. Thailand. 2014

Encore plus d’économies ?

Certains locaux se plaisent à échanger avec les voyageurs et se feront un réel plaisir de vous inviter à leur table. La vie sur la route est souvent pleine d’entraide. Les employés d’un petit salon de massage à Bangkok chez qui nous avions été les premières clientes de la journée nous ont offert de partager leur repas. Tout près de Rotorua, un couple de Norvégiens rencontré un soir sur une aire de camper-van au bord d’un lac m’a offert une partie de leur récolte de cerise du jour, en plus d’un super contact pour du boulot à Napier.

Il m’est arrivé à des nombreuses reprises, aussi bien en Asie qu’en Océanie, de manger à l’œil.

Suffit de l’avoir, autant que l’esprit, bien ouvert 😉

 

 

  • système anti sans-abri.

 

Texte et photographies, Alyo

Bon voyage!

Voyage en train. Thailande. Phitsanulok – Sukhotai. 2013

 

 

 

 

Passeport rempli de visas. 2015.

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