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Faire son beurre sous le soleil

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Faire son beurre sous le soleil, ou comment s’en sortir financièrement à l’étranger.

 Le point de départ, le Couchsurfing

 

Sans le sous, c’est la solution ultime du backpacker fauché tout fraîchement débarqué. De l’avion ou de la dernière full-moon party, dans tous les cas, les poches sont vides.
Temporaire par définition, le Couchsurfing, c’est une bonne façon de démarrer ou de rebondir.
Alors c’est quoi ? C’est un concept vieux comme le monde et remis au goût du jour sur les internets via le site du même nom, clic sur le lien. L’idée, « surfer sur un canapé » ou plus clairement se faire héberger gratis est mondialement répandue, de sorte que partout, de Yogyakarta à Bordeaux, on trouver des « Couch » généreusement offerts pour quelques nuits, sans aucune contrepartie, si ce n’est de partager et d’échanger avec son hôte, sur son histoire, son voyage, ses rêves.
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 Kiki l’ange Javanais, sur les routes de Surakarta
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Chez Kiki, Couchsurfing à Surakarta
C’est via Couchsurfing.com que j’avais rencontré Kiki.
Je partais alors pour 6 mois de backpacking en Asie et mon point de chute à Surakarta, je l’avais trouvé en surfant sur le site. Je suis restée dormir dans sa chambre dans la maison de ses parents pendant 3 nuits, et pendant 4 jours elle m’a nourri, emmené chez sa grand-mère, appris la langue et les plats typiques de son pays. Elle a été l’ange gardien dont j’avais besoin, et l’amie que jamais autrement je n’aurai pu gagner. Et quand je l’ai finalement quitté pour ma destination suivante, elle m’a accompagné jusqu’au train, qu’elle a finalement pris avec moi jusqu’à Yogyakarta, où je l’ai hébergée à mon tour pour une dernière soirée ensemble. Nous sommes restées en contact les mois qui ont suivis, et encore aujourd’hui, je suis ses aventures dans un grand hôtel de Bali.
Alors bien sur on a pas forcement besoin d’être connecté pour trouver un bout de canap’ aux quatre coins du monde. Partout, beaucoup de locaux offrent le gîte et le couvert aux voyageurs qu’ils rencontrent, curieux d’en apprendre sur ce mode de vie très particulier, et heureux de « contribuer » pour une nuit à la survie de l’électron libre rencontré au marché, au temple, au bord du chemin.
On a tendance à oublier, dans nos sociétés ultra-développées, que parfois, la vie peu aussi être simple, et que « le coeur sur la main », ça existe encore.

L’alternative équitable, le Wwoofing.

Travailler peu, gagner peu. Mais un peu comme le Couchsurfing, l’idée n’est pas de s’en mettre plein les fouilles, mais d’en sortir le moins possible. Et justement, le Wwoofing répond parfaitement à ses deux critères, puisque financièrement, ni dépense, ni recette. Le Wwoofing, c’est basé sur l’échange. Et comme le Couchsurfing, le Wwoofing, il y en a partout, du Japon à la Bretagne.
Le concept :  offrir de la main d’oeuvre gratis contre un toit au dessus de sa tête et trois repas par jour. Toujours temporaire mais moins court que le Couchsurfing, vous pouvez restez plusieurs semaines ou mois selon les besoins et disponibilités de l’hôte. Ici encore, c’est un bon point de départ parce que ça permet de se remettre du décalage horaire tranquillou – les 5 journées de travail par semaine se limitant souvent à 5-6 heures – mais aussi d’apprendre les bases de la langue avec des hôtes toujours plus généreux de leur temps et de leur savoir. On y gagne un temps précieux et on évite pas mal d’arnaques puisque ces moments partagés sont une aubaine pour recueillir conseils et recommandations. Non négligeable, c’est aussi l’occasion d’acquérir un savoir-faire, une expérience qu’on pourra plus tard faire valoir à l’embauche.

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Wwoofing à Kaukapakapa chez Hal

Tout petit bémol, c’est (un tout petit peu) payant. On trouve les offres de Wwoofing sur des sites à souscription payante (26$ / 2 ans, très raisonnable) comme Helpx, clic sur le lien.  – quoiqu’il me semble exister maintenant des plateformes gratuites. C’est par ce biais que j’avais atterri chez Hal à Kaukapakapa, près d’Aukland pour deux semaines de travaux agricoles dans ses vergers. Pour 6 heures par jour du Lundi au Vendredi, j’avais une petite cabane avec vue sur les collines et du bio plein le frigo. Même s’ils étaient très réservés, mes hôtes ont été d’un immense secours, toujours à l’écoute de mes moindres besoins et heureux de me conseiller sur la suite de mon périple.
Certains backpackers ne voyagent d’ailleurs sur via Wwoofing, d’une ferme à l’autre. Ils parcourent ainsi le pays sans dépenser autre chose que le prix de leur ticket de bus et profitent des très nombreux moments de libre pour explorer, tout en contribuant équitablement à la vie de leurs hôtes, donnant-donnant.

La voie de l’altruisme, le Volunteering.

Une toute autre façon de dépenser son argent. Beaucoup de pays offrent des opportunités de bénévolat, auprès de populations défavorisées, de localités dévastées par des événements climatiques, auprès d’espèces en danger. Le système est un peu toujours le même : le prix de la mission couvre le logement et les repas, et grosso modo, c’est effectivement un peu moins que ce que l’on dépenserai dans un voyage « classique » pour l’hôtel et les resto. C’est en revanche plus cher qu’un trip en sac-à-dos, et une sacrée somme à sortir d’un coup, surtout si on choisi une longue mission – compter environ 200€/semaine.
Mais évidemment, rien n’égale le sentiment qu’accompagne le fait de donner de son temps pour une bonne cause. Que ce soit auprès d’enfants au Népal, sur un chantier de construction à Puerto Rico ou dans une refuge d’ours en Chine, l’accomplissement ressenti est incomparable.
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 Volontariat chez Wildlife Friends Foundation Thailand
Après deux bonnes semaines de recherches, j’ai trouvé une mission de soigneuse d’éléphant en Thaïlande, chez Wildlife Friends Fondation Thailand, chez qui j’ai investi deux semaines de mon temps et mon argent. Et effectivement, ça a été une des meilleures parties de mon voyage en Asie, puisque je n’ai eu le sentiment de contribuer nulle part ailleurs.
Je n’y ai pas gagné d’argent évidemment, j’en ai peut être économisé en transports, hôtel et nourriture. J’y ai gagné en contact humain, en travaillant avec d’autres bénévoles autant qu’avec l’équipe thaï locale, et j’ai pu apporter ma contribution dans la vie de ces animaux. Du feel-good en barres.
Certaines missions restent très abordables à condition d’être d’accord pour renoncer à tout confort. Ni eau chaude, ni internet, ni électricité, certains refuges fonctionnent avec le strict minimum. Alors même si le prix de la mission semble parfois vraiment abusé, il ne faut pas oublier que ces refuges ne fonctionnent que grâce au bénévoles.
Attention, certaines plateformes comme ProjectAbroad ou CybellePlanete sont effectivement d’excellentes sources pour trouver des missions MAIS elles sont commissionnées, de sorte que réserver avec eux coûteras plus cher. Il est préférable de remonter à la source et de s’adresser directement aux refuges, sur par exemple WFFT, clic sur le lien.

Le classique super-rentable, le Farming.

Travailler dur, dans le froid, sous la pluie. Travailler sans s’arrêter, ni weekend, ni congés. C’est le prix à payer pour vraiment se remplir le compte en banque grâce au système du Working Holiday Visa ou PVT pour les francophones. Ces visas sont obtenus sur candidature, et les français peuvent postulé pour 14 destinations différentes et ce jusqu’à 30 ans révolus. Certaines destinations sont cependant très prisées, comme le Canada, et les listes d’attentes sont longues. Mais une fois obtenu, le visa permet de séjourner et de travailler légalement dans le pays choisi pendant 1 an, renouvelable une fois. Et dans certains pays, comme la Nouvelle Zélande ou l’Australie, le job le plus facile à trouver, c’est le très très lucratif « Farming ». Tailler des vignes, éclaircir des pommiers, cueillir des abricots ou ramasser des myrtilles, c’est du boulot, mais ça gonfle sensiblement la cagnotte.
Évidemment, nombreux sont ceux qui attendent en ligne de pouvoir postuler sur les grosses exploitations. L’aubaine, c’est de choper un contact, une exploitation modeste avec une poignées d’employés backpacker, et c’est souvent du bouche-à-oreille.
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 Farming chez Malbec
C’est grâce à un couple de Finlandais que j’ai eu le numéro d’Helen, de chez Malbec Orchards à Hastings. J’y ai travaillé 3 mois, non stop. Un super bon salaire mais de très longues journées de travail, et dans des conditions loin d’être idéales. LE point positif : on s’y fait très vite des copains. C’est comme ça que je me suis retrouvée invitée à un barbeuc’ de Noël avec les collègues des vergers sous 28 degrés, après 10 heures de cueillette.
J’ai eu de la chance, certains sont payé au rendements, 0,60 centimes l’arbre ou moins. Pour moi, deux mois de joyeuse grimpette équilibriste à l’échelle et de conduite de tracteur, ça m’a suffit, mais on peut très vite s’enrichir si on y reste plus longtemps. Il faut juste suivre les récoltes et aller là où il y a du boulot, sans vraiment profiter du pays.

La perle hors catégorie.

Parfois, il devient possible de transformer l’essai. Savoir saisir l’opportunité qui se présente, se mettre en danger.
D’un petit boulot temporaire peut découler un vrai job, il suffit souvent d’être au bon endroit au bon moment. Savoir faire ses preuves, c’est le petit plus à apporter à une adaptabilité que tous les voyageurs ont en eux. Mais aussi choisir de rester, mettre de côté ses projets de voyage, ou les mettre en pause en tout cas.
Chez Malbec Orchard, je suis devenue chef d’équipe au bout d’un mois. Je restais longtemps, je travaillais vite, j’avais un bon feeling avec la direction. Ça a suffit.
J’aurai pu y rester plus longtemps, mais je voulais explorer, continuer le voyage.
Chez Wildlife Friends Foundation Thailand, j’ai su sauter sur l’occasion quand un poste au sein du staff permanent s’est libéré. J’y suis restée 1 an et demi en tant que photographe et chargée de com’, je m’y suis vraiment épanouie en mettant à contribution mon savoir-faire pour une bonne cause. Pas un gros salaire, mais juste suffisant.
C’était une opportunité extraordinaire qui ne se présente q’une fois.. ou pas ?
Alyo.
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